Renaissance

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Re: Renaissance

Message  Vincent Lonenlill le Dim 8 Juin - 16:03

Soigner l'humain coutait beaucoup à Vincent. Il était conscient qu'il perdait là un moyen efficace de se débarrasser d'un adversaire mais il ne pouvait pas faire ça à Morgan. Il l'aurait à la loyale.

Tout en pressant le linge sur la gorge d'Orden, il constata que l'humain ouvrait les yeux. Puis il se mit à lui parler et le vampire lui lança un regard acéré : le traiter d'égoïste et jaloux ne lui plaisait pas du tout. Comment ce ver de terre osait il le juger?


"Et toi, n'es tu pas égoïste? Je suis un prétexte pour ta fuite. Quelqu'un qui aime sincèrement est prêt à tout pour son amant et toi tu te débines. Je n'ai jamais vu Morgan en paix une seule fois depuis que je le connais et j'apprends aujourd'hui que c'est à cause de toi. Et maintenant tu veux le faire souffrir une nouvelle fois. Ne compte pas sur moi pour cautionner ce manque de respect. Je veux que Morgan m'aime mais je ne veux pas le voir mourir de tristesse à cause d'un imbécile. Alors je vais te tirer de là que tu le veuilles ou non et si tu veux vraiment fuir, tu devras lui dire face à face que tu ne l'aimes plus."

Il repoussa la main de l'humain qui s'était posée sur sa joue. Morgan revint à cet instant et Vincent lut une profonde colère dans ses yeux clairs. Morgan en voulait terriblement à Orden pour sa tentative de suicide et sa voix était rauque de rage et de désespoir.
'Fais le pour moi' : Vincent ne pouvait faire autrement que d'obéir. Pour lui, il aurait remué ciel et terre.

Il lui répondit dans un sourire qui se voulait rassurant.

" Je vais faire de mon mieux, mon amour."

Il imbiba le linge de chloroforme et le posa sur le visage de l'humain. Quand celui ci fut endormi, il commença ses travaux de couture et quelques minutes plus tard, la plaie était refermée et nettoyée. Il enroula un bandage autour du cou du blessé et se recula.


"Il a perdu beaucoup de sang mais son cœur bat régulièrement. Avec un peu de repos, je pense que ça devrait aller."

Il lança un regard triste à son amant.

"Tu l'aimes...il ne sait pas quel chance il a et il te tourne le dos alors que je tuerai l'humanité entière pour que tu éprouves pour moi ce sentiment."

Il soupira et alla se laver les mains dans la salle de bain, laissant à Morgan le soin de coucher l'humain. Son contact lui répugnait trop pour le faire.

Vincent Lonenlill

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Re: Renaissance

Message  Orden Rosenkreutz le Dim 8 Juin - 16:40

Lui dire qu'il ne l'aimait plus ?

Orden ne savait plus quoi faire, les deux hommes avaient raison. Il était légitime que Morgan soit furieux contre lui, une fois de plus il abandonnait en cour de route, une fois de plus il blessait le vampire au delà de l'imaginable. Son geste avait été un acte désespéré, et il n'avait pas vraiment réfléchit aux conséquences. Maintenant, il allait vivre, et il allait s'en vouloir le reste de son existence. Jamais plus il ne pourrait regarder son amant en face s'en en éprouver de l'amertume, parce qu'à chaque fois, il prenait la mauvaise décision. Il avait pansé ses blesssures d'autrefois, mais finalement, il ne savait que les réouvrir douloureusement. Oui, il était lâche, oui il était égoïste, incoyablement égoïste. Un gouffre venait de s'ouvrir sous ses pieds, et il ne savait plus comment s'en sortir. Ce dégoût, il le ressentait pour lui-même, pour celui qu'il avait toujours été. Ca, ça n'avait pas changé. Il ne savait que faire mal.

Ce n'était pas lui que Morgan devait aimé, c'était Vincent. Lui, il lisait dans ses yeux qu'il aurait fait n'importe quoi pour lui. Il lui était dévoué corps et âme. C'était quelqu'un comme le brun qui lui fallait, pas un misérable humain complètement détruit. Il se demandait comment le vampire pouvait encore l'aimer. Car à sa place, il ne l'aurait pas pardonné.


" Je suis comme Hans, je laisse le même genre de blessure.........je suis lâche..."

Orden laissa échapper ces dernières paroles sans avoir conscience de les dire. Il laissait la même douleur dans le coeur du vampire, que celui qu'il avait poursuivit durant des siècles. Le noir se fit, et la douleur s'estompa. Lorsqu'il se réveilla, il se trouvait dans le lit. Le prêtre se redressa et toucha du bout des doigts le bandage qui ensérrait son cou. Une chose était sûr, il ne pourrait pas parler avant quelques jours. Soupirant, il baissa la tête. Il y avait comme un trou béant à la place de son coeur. Il n'avait plus le sentiment d'être quelqu'un, juste une illusion sans consistance. Isaac avait fait s'écrouler le monde qu'il avait construit. Il se souvenait de ce soir, où il avait offert un pendentif à son amant. Lui avait le même, mais depuis longtemps l'objet avait disparu dans les trophés de son bourreau. Il se revoyait, plaisantant. Puis une étreindre brûlante s'en était suivit, étreinte dans laquelle il avait joué sans relâche avec le corps de Morgan. Un moment ou il lui avait tenu tête, un moment heureux.

Tout ça lui semblait si loin.

Une larme glissa de sa joue. Il se sentait pitoyable, il ne savait que pleurnicher sur son sort. Le prêtre avait touché le fond du gouffre, et il ne se sentait pas la force de le remonter. Peut-être autrefois, il l'aurait fait. Mais plus aujourd'hui. Tout tourbillonnait dans son esprit, Vincent, Morgan, Isaac, son retour à New York, sa folie. A cette instant, il aurait tout donné pour ne jamais avoir existé. Il se souvenait de la raison pour laquelle, il avait décidé de partager la vie du vampire. Sa souffrance. Il avait lu sa souffrance. Toujours voir les autres heureux autour de lui, sans jamais pouvoir y avoir droit lui aussi. Le vampire avait massacré sans relâche, parce si lui n'avait droit au bonheur, alors personne ne l'aurait. Une éternité de solitude à se ronger le coeur.


"Qu'est ce que j'ai fais........"

Orden se parlait à lui même. Une onde de douleur le traversa, lui arrachant une quinte de toux effroyable. Hagard, il se leva et alla quérir quelques vêtements laissés là. Puis il avisa une chaise laissée prêt d'une fenêtre. Le prêtre alla s'y asseoir. Il pleuvait. Appuyant sa tête contre le carreaux, il regarda les nuages éclairés faiblement pas la Lune. Il devait prendre une décision, et intelligente cette fois-ci. Tout d'abord, il songea qu'une fois rétablit, il irait regler l'histoire de Isaac. Seul. Orden ne voulait pas mêler son amant à ça. Et puis il ne risquait pas grand chose. Juste de se faire torturer une seconde fois. Quoique, ironiquement il se dit qu'il n'avait plus grand chose à détruire, vu l'état dans lequel il était aujourd'hui.

Mais que ferait-il ensuite ? Maintenant il y avait Vincent. Et il aimait Morgan comme un damné. Le brun avait parfaitement raison. Il ne méritait absolument pas cet amour inconditionnel que lui vouait le vampire. Il était d'accord avec tout ce qu'il lui avait dit. Et trop faible, il ne lutterait que très peu ou pas, pour garder l'amour de Morgan. Il l'avait fait assez souffrir comme ça. Vincent était en quelque sorte son châtiment. Un jour, il serait vieux, et il était sûr qu'à cet instant son amant l'aurait oublié. Et il mourrait, seul, sans jamais avoir enterré son amour pour le vampire. Sauf si il était devenu fou d'ici là. L'idée d'être un vieux papi gâteux lui arracha un sourire. Des cheveux blancs, le dos courbé, une canne à la main, et un corps tout maigre. L'idée était effroyablement ridicule.

Orden soupira, et continua de regarder par la fenêtre. Et fixant la pluie, il prit sans doute la décision la plus terrible et égoïste de sa vie. Lentement, et sans le blesser, il s'éloignerait du vampire. Il ferait en sorte que son amour pour lui disparaisse avec le temps. Le prêtre serait du côté de Vincent, mais sans que jamais celui-ci ne le devine. Il lui laisserait la place. Car tous deux, avaient l'éternité devant eux. Une éternité pour se découvrir, une éternité pour construire un amour qui sera sans doute bien plus fort que celui que Morgan éprouvait pour lui.

Il ne l'abandonnerait, pas, mais il laisserait lentement sa place à un autre, sans jamais n'en toucher mot à qui que ce soit. Son éternelle punition. Ou peut-être pas, qui pouvait le savoir ?


Dernière édition par Orden Rosenkreutz le Dim 8 Juin - 21:17, édité 1 fois

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Re: Renaissance

Message  Morgan d'Albertas le Dim 8 Juin - 17:47

Orden s'était enfin endormi, non sans avoir mentionné Hans...pourquoi? C'était absolument différent. Pour Hans, il n'avait jamais éprouvé que du désir exacerbé par les refus du beau vampire. A une époque, il croyait être amoureux de Hans mais après avoir rencontré Orden, tout avait été bien différent.

"Orden...tu as tout faux" murmura t'il sur un ton désespéré avant de s'écarter pour laisser Vincent travailler.

Morgan assista à "l'opération" avec angoisse, fixant tout au long le visage d'Orden. Il ne le laisserait pas fuir. Autrefois, quand leur histoire 'n était qu'à ses prémisses, il avait plusieurs fois essayé de partir pour, soit disant, arrêter de faire souffrir Morgan. Il semblait ne pas encore avoir compris que c'est en partant qu'il le faisait souffrir. Il lui avait pourtant maintes fois répété qu'il avait besoin de lui mais Orden s'entêtait à croire que tous les malheurs du vampire venaient de lui. C'était désespérant...comme si une force invisible et mystérieuse les empêchait d'être réunis.
Mais aujourd'hui, c'était très grave. Orden était profondément traumatisé par ses tortures et Isaac l'avait tellement changé physiquement comme moralement que Morgan avait parfois du mal à faire le lien entre celui qu'il était avant et celui qu'il était à présent. De plus, ils n'étaient plus seuls dans l'équation. Il y avait Vincent, son ami, son amant, son compagnon de chasse. Vincent lui était dévoué et il l'aimait au delà du possible. Il ne pouvait pas lui tourner le dos, il était attaché à lui et appréciait sa compagnie. Le dilemme était total.

Quand Orden fut soigné, Morgan ressentit une pointe de culpabilité aux paroles de Vincent. Oui, il devrait l'aimer comme lui l'aimait mais il n'y arrivait pas. Il n'avait aimé qu'Orden et cet amour l'avait anéanti pour continuer à le détruire à présent. Il ne voulait plus aimer, ça faisait trop mal.

Vincent disparut dans la salle de bain et Morgan transporta avec douceur Orden sur le lit. Il le déposa entre les couvertures et le borda. S'asseyant près de lui,il soupira.


"Tu n'es qu'un idiot, Orden Rosenkreutz. C'est comme si tu ne me connaissais pas...ou c'est moi qui ne te reconnais plus, je ne sais pas. Je ne veux pas que tu sortes de ma vie et tu fais tout pour le faire. Alors nous sommes condamnés à souffrir pour toujours."


Puis il se leva et rejoint Vincent qui n'avait pas bougé de la salle de bain.

" Merci" lui dit il tout en s'asseyant sur le rebord de la baignoire. "Je sais combien ça t'a couté de faire ça mais tu l'as quand même fait."

Il y eut un moment de silence puis Morgan reprit.

" J'etouffe... il faut que je sortes d'ici."

Sur ces paroles, il se leva et se dirigea vers la porte de la chambre non sans avoir jeté un dernier regard à Orden
.

[Je propose qu'on clôture ce sujet après que Vincent ait posté et qu'on continue notre petite histoire dans un nouvel endroit du genre une chambre où Orden serait en convalescence.]

Morgan d'Albertas

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